Montréal, le 7 mai 2015 – Ce jeudi 7 mai marque un moment important pour l’économie de la région métropolitaine de Montréal. Quelque 250 personnes représentant tous les acteurs qui prendront part à la réalisation du projet de nouveau pont sur le Saint-Laurentse retrouvent pour la première fois autour de M. Marc Brazeau, directeur général du nouveau pont Champlain Infrastructure Canada, depuis l’annonce du choix de Consortium Groupe signature sur le Saint-Laurent comme proposant privilégié pour la construction du nouveau pont. Monsieur Brazeau prononceune conférence qui marque le début de la phase de réalisationde cette infrastructure majeure qui, en plus de créer un minimum de 30 000 emplois lors de sa construction, générera des retombées qui profiteront non seulement à la région de Montréal, mais aussi à tout le Québec, à l’Est du Canada et au continent.

C’est en octobre 2011 que le gouvernement fédéral a choisi le partenariat public-privé (PPP) comme véhicule permettant d’assurer la bonne marche de ce projet vital pour la mobilité des personnes et la santé de l’économie de la région métropolitaine. Bien que ce choix ait soulevé certaines critiques à l’époque, les faits démontrent aujourd’hui le bien-fondé de la décision fédérale. Alors que le projet devait être originalement complété à la fin de 2021, l’adoption du mode PPP a permis d’engendrer une collaboration de tous les acteurs impliqués et dont les effets auront été de devancer la date de livraison du nouveau pont à 2018. Les bretelles d’accès seront pour leur part terminées dès 2019. Voilà une perspective fort réjouissante et qui contraste nettement avec les retards persistants auxquels nous ont habitués nombre de projets d’infrastructures publiques.

Ce devancement de l’échéancier aura également des impacts économiques importants.On sait d’expérience que les retards constituent l’un des plus importants facteurs de dépassements des coûts des projets d’infrastructures. Grâce au choix du mode de réalisation en PPP, le nouveau pont Champlain seranon seulement livré avant la date originalement prévue, il le sera à l’intérieur de l’enveloppe budgétaire accordée car les constructeurs sont responsables du respect des coûts prévus.

L’autre impact économique important vient du fait que la région métropolitaine bénéficiera d’une mobilité plus fluide avant la date prévue, augmentant ainsi sa compétitivité et son pouvoir d’attraction sur les investissements privés. Voilà bien deux raisons de se réjouir.

Ce n’est pas la première fois que la collaboration entre les secteurs public et privé démontre ses avantages. Au cours des dernières années, plusieurs projets majeurs d’infrastructures réalisés en PPP ont fait la démonstration qu’il est possiblede livrer dans les temps et les budgets impartis.  C’est le cas du Centre de recherche du CHUM, des infrastructures routières A-30 et A-25, ainsi que de la Maison symphonique de Montréal, pour n’en citer que quelques-uns.Le PPP qui préside à la réalisation du nouveau pont Champlain constitue cependant une première en raison de l’importance accordée aux critères touchant la qualité architecturale de l’œuvre lors processus de sélection. Cette préoccupation a permisde concevoir un ouvrage de très haute qualité, appelé à devenir une structure emblématique de la région métropolitaine de Montréal.

L’IPPP a été présent depuis les débuts du projet de nouveau pont Champlain. Dès le printemps 2012, nous avons provoqué la premièreoccasion de rencontres des forces vives qui a mené au choix des consortiums invités à présenter leur proposition.

Mais la chose la plus remarquable est peut-être le fait qu’en trois ans à peine, malgré la complexité de la tâche et des défis à relever, la dynamique du PPP ait permis de mettre à l’œuvre les acteurs du plus important projet d’infrastructures du genre jamais réalisé au Canada. Mieux encore, ils le livreront dans les temps et les budgets impartis.

Voilà bien de quoi nous réjouir!

 

Roger Légaré, président et chef de la direction, IPPP