La dernière enquête portant sur le chantier du nouveau pont Champlain du bureau d’enquête de Québecor a fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours. À cet effet, il importe que celle-ci soit nuancée par des experts du domaine.

DES IMPRÉVUS HORS CONTRÔLE ?

Le nouveau pont Champlain est un projet d’envergure de 4,2 milliards. Il est tout à fait normal qu’il y ait de nombreux imprévus et des réparations en cours de projet. La sécurité des travailleurs et des futurs utilisateurs du pont ne sera donc pas du tout compromise.

« Les entrepreneurs choisis ont toutes les compétences, les technologies, les équipements et les normes de contrôle et de sécurité adéquats pour effectuer les corrections requises dans les délais prévus. » explique Roger Légaré, Président et chef de la direction du Conseil des Infrastructures.

Après vérification auprès de la direction des différents intervenants responsables de la construction du nouveau pont, ces derniers confirment que tous les paramètres du contrat signé entre les entreprises et le gouvernement seront respectés lors de la livraison finale du projet.

L’IMPORTANCE DE DÉMYSTIFIER LES PPP 

Les projets conçus en partenariat public-privé soulèvent souvent des questionnements alors que les principales craintes formulées sont, en fait, souvent les raisons premières d’y avoir recours. « Les PPP sont la meilleure manière d’assurer la qualité d’un ouvrage et de son entretien à long terme », selon Roger Légaré. Par ailleurs, « la réalisation d’un projet en PPP nous assure également que celui-ci soit réalisé dans les délais et à l’intérieur des coûts ».

Rappelons que tous les projets réalisés grâce à l’approche en partenariat public-privé durant la dernière décennie au Québec furent de grands succès. Mentionnons à titre d’exemples des projets tels que les autoroutes 25 et 30, ainsi que les mégahôpitaux, le CHUM et le CUSUM, ayant tous été réalisés à l’intérieur des dates et budgets convenus.

Les intervenants ayant eu à faire les investissements du Québec vers les entrepreneurs nous assurent que si le mode de réalisation n’avait pas été en PPP, nous serions encore aujourd’hui à évaluer la possibilité de se donner ces mégahôpitaux.